L'essentiel de l'audit financier du 29 juin 2026
Lors du conseil municipal du 29 juin 2026, les élus ont délibéré sur les comptes 2025 et le budget supplémentaire 2026. En amont, les résultats de l’audit financier ont été présentés en réunion publique.
L’objectif est simple : faire le choix de la transparence et engager une démarche de sincérité sur la réalité des comptes de la commune.
La situation est plus fragile qu’annoncée par l’ancien maire : marges limitées par des recettes non consolidées, dette élevée, capacité d’investissement contrainte.
- L’équipe précédente insistait sur 12 M€ d’excédent. Ce chiffre évoque l’excédent de fonctionnement, soit le résultat entre des charges 2025 dont certaines ont été reportées sur 2026 (quid des charges réelles de 2025 ?), et des recettes 2025 qui interrogent. Les recettes proviennent de la majoration de la Taxe d’Habitation des Résidences Secondaires, ressource initialement fléchée pour un accompagnement de la rénovation du foncier et qui est en baisse, et des « loyers » importants des bugdets annexes Port, Mobilités et Camping. Cette réalité budgétaire fragilise ces équipements en ne leur laissent pas de marge financière pour porter des projets nécessaires à la pérennisation de leurs activités. Le montant de cet excédent doit ensuite être rapproché du résultat d’investissement qui est, lui, largement déficitaire malgré de nombreux emprunts. Que disent ces chiffres ? L’excédent cumulé à fin 2025 s’élève, en réalité, à 7 M€.
- Il ne tient par ailleurs pas compte de la dynamique engagée : l’autre réalité est que cette marge de gestion annuelle, tous budgets confondus, est limitée à 6,3 M€, et à une tendance décroissante.
Ces écarts significatifs vont nécessiter une gestion rigoureuse.
- En effet, sur cette marge déclinante, 3,8 M€ seront absorbés chaque année par le remboursement de la dette en cours, l’équipe précédente ayant contracté plus de 35 M€ d’emprunts. Ces emprunts ont servi à financer des opérations ne générant pas de recettes directes, donc sans retour sur investissement (digue, Maison de la Mer, etc..). Il reste 40 M€ à rembourser, soit le double de ce que soutenait l’ancienne équipe. La capacité de désendettement de la Ville est de 9 ans et non de 5. Pour ne pas atteindre le seuil d’alerte de 10 ans, même sans nouvel emprunt, la commune va devoir commencer par réduire ses dépenses et trouver de nouvelles dynamiques de recettes.
- Finalement, la capacité d’action (investissement) réelle de la commune se limite à ce stade à 2,2 M€ par an, ce qui ne permet même pas de couvrir les besoins de rénovation et réadaptation du territoire.
De ces constats de départ, des premiers choix d’investissements ont été faits au niveau du budget supplémentaire, des projets ont notamment été reportés pour être approfondis avant que des engagements soient pris.
Dès le mois de septembre, des décisions modificatives pourront ajuster la section de fonctionnement.
L’héritage de choix politiques passés réduit fortement les capacités d’action. La situation impose rigueur et responsabilité. La stratégie pour les années à venir va reposer sur trois axes principaux :
· la transparence,
· la maîtrise des dépenses
· la priorisation des investissements.
Il sera nécessaire de concentrer les efforts sur les projets les plus structurants, tout en recherchant systématiquement des financements externes et en optimisant les ressources internes. La réduction progressive de la dette constituera un objectif prioritaire pour retrouver des marges de manœuvre. Enfin, la gouvernance financière devra s’appuyer sur des outils de suivi renforcés et une communication claire auprès des élus et des citoyens.
Pour aller plus loin :
Vous pouvez revisionner ici la présentation publique des conclusions de l'audit financier de début de mandat
Vous pouvez également télécharger ici le document "Restitution de l'audit financier"







